Sicile…

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Lithographie Française vue chez un brocanteur…

Escapade en terre Sicilienne. Nous sommes partis du 24 juillet au 7 août… Il me tardait de découvrir cette île. Des Grecs aux Carthaginois, des Romains au peuple fier de Sicile qui, en fin de compte, a très durement gagné sa liberté. Et bien sûr comment ne pas me questionner sur l’omerta mafieuse qui plane encore telle une ombre sur cette terre aux mille facettes…

Jours 1. 2. 3.    Sciacca, Hôtel Alicudi

Le 24 juillet, 12h30. Arrivée à Palerme, en famille, direction Sciacca, ( 97 km ) au sud ouest de l’île, il nous faudra une bonne heure et demie pour atteindre notre hôtel. J’aime cette première impression lorsque l’on découvre au fil des premiers kilomètres les couleurs et les paysages qui défilent… Je dois avouer que les feux de broussailles aux bords des routes et dans les champs m’ont impressionné, sans compter les déchets qui sont jetés à même la route ! Nous apprendrons plus tard les difficultés que rencontrent les habitants face à la pénurie du traitement de leurs déchets.

Nous arrivons donc à Sciacca, notre hôtel, le club Alicudi se trouve au sein d’un complexe regroupant quatre hôtels. Le choix s’est porté sur celui ci en raison de la rénovation récente des chambres. Je me suis beaucoup renseignée sur l’hôtellerie en Sicile et la plupart des établissements ont été construits fin des années 70, peu de transformation et de rénovation sont intervenues depuis lors.

Le premier coup d’oeil est édifiant, l’hôtel est « vintage » ! Décoration années 80, ceci dit relativement bien entretenue, d’une propreté tout de suite remarquée et malgré le sentiment d’être dans un centre de cure thermale, les chambres sont conformes à nos attentes. Jolies, très spacieuses, propres, grandes salles de bain avec douche à l’italienne… Une immense oliveraie constitue le parc du complexe, c’est calme, bien entretenu, une piscine pas très grande, des transats autour en nombre. Une immense terrasse pour le seul restaurant, les tables sont dressées avec soin. Le personnel est agréable, serviable et toujours à votre écoute. Avec ses 75 chambres, l’Alicudi est à taille humaine… La plage se situe à environ 15 minutes à pied, il y a un grand dénivelé, la vue y est par ailleurs splendide, un service de deux petits trains nous y emmène de 9h45 à 13 h et l’après-midi de 15h15 à 19h… C’est souvent la cohue pour descendre à la plage par le premier train de l’après-midi et pour remonter le soir par les derniers !!. En ce qui concerne la nourriture, c’est un peu « cantine » pas très savoureux, mais on trouve toujours de quoi se sustenter et parfois même se régaler !! Le très gros bémol c’est le petit déjeuner, du café soluble aux confitures, des viennoiseries bourratives, du pain peu cuit, pour commencer la journée c’est vraiment pas terrible, tout cela fait très industriel. En somme un All Inclusive de moyenne qualité. Il y’a une chose importante et assez scandaleuse au sujet de la taxe de séjour, nous n’étions pas du tout prévenus qu’il fallait payer en plus cette « contribution ». Il vous en coutera 1,50 euros par jour et par personne, pour nous cinq : 105 euros !!! Et en plus il vous faudra payer en espèces ! À qui profite tout cet argent collecté ??

Ces trois premiers jours sont très agréables, on profite de la très jolie plage, des transats toujours en grand nombre et des bienvenus parasols vue la chaleur et le sirocco. On se repose, on prend de belles couleurs…

Club Marmara Alicudi, Sciacca

Jour 4.     Sciacca, Sambuca di Sicilia

Récupération de la voiture louée avant le départ sur Sciacca. Départ en bus de l’hôtel, 10 petites minutes, visite de la ville. Rien de bien transcendant, ni de particulier à voir si ce n’est l’ancien château fort situé tout en haut de la ville et la vue sur le port depuis la Piazza Scandaliato est splendide. Avec notre Fiat 500X ( super !! ) , là commence la découverte ! Pause déjeuner, au Ristorante Italia près du port, très bonne cuisine, les linguines aux fruits de mers ?! Succulentes, le tiramisu ?! délicieux.

Le ventre plein on sort de la ville, montée sur le monastère San Calogero à 323 mètres d’altitude. La vue sur des kilomètres de côtes y est magnifique. Ensuite on s’éloigne de la mer, direction les terres où les champs de blé ressemblent à un immense patchwork, des dizaines de milliers d’hectares de culture céréalières… À perte de vue, de la plaine jusque sur les monts, c’est saisissant. Prometteuse première ballade.

 

Jour 5.     Corleone

Départ matinal à l’assaut de Corleone ! 1h15 pour s’y rendre, 76 km. J’avais comme beaucoup ce nom gravé en mémoire, le Parrain cette très célèbre trilogie de Francis Ford Coppola sur la famille Corleone, je ne connaissais pas la vraie histoire de ce village, c’est donc avec l’esprit léger que nous sommes partis dans l’idée de marcher dans les pas du réalisateur et ses grands acteurs que sont Al Pacino et Robert De Niro. Il faut un peu se perdre pour trouver Corleone, la route qui y mène est au début très praticable, mais lorsque vous suivez le panneau, les 15 derniers kilomètres sont semés d’embuches en tout genre ! Plus vraiment une route plutôt une piste. Un signe ??? La beauté des paysages nous a ébloui, ces montagnes brunes cernées de blé, encore cette vision de terre fertile, mais aussi hostile… Nous avons découvert une facette étrange de l’île, aucune habitation à des kilomètres à la ronde, puis on traverse deux petites bourgades aux volets clos , mais le sentiment de solitude et de dureté nous ont sauté aux yeux. Après le mythique panneau Corleone à l’entrée de la localité, on s’engage dans une cité vivante, où les marchands ambulants s’entrecroisent sur la place principale, c’est très animé. Marcher, déambuler, tenter de s’imprégner de l’histoire de la ville… Au détour d’une place je photographie d’abord un campanile puis mon regard se porte sur une maison surmontée d’une singulière affiche :  » Mafia, We talk about it  » avec 2 numéros de téléphone, en cherchant nous trouvons un musée consacré à l’histoire de la commune. De sinistres grands noms de la mafia Sicilienne y sont nés, Toto Riina, le parrain des parrains de Cosa Nostra, Tomy Gagliano, parrain d’une des cinq familles mafieuses New-Yorkaise, Bernardo Provenzano, parrain de Cosa Nostra, pour ne citer qu’eux. Une lutte sanglante a déchiré la population et les clans qui y vivaient, jusqu’aux assassinats d’un maire socialiste, d’un syndicaliste et d’un général qui luttaient contre la mafia. Nous sommes restés coi face à ces découvertes, et nous avons compris pourquoi Francis Ford Coppola et Mario Puzo ont choisi le nom de Corleone pour raconter leurs histoires. L’ambiance qui plane sur cette ville est pesante, la statue du maire assassiné est encore souvent dégradé par les mafieux, alors même que ses habitants cherchent à se débarrasser de cette étiquette macabre, l’ombre de la pieuvre est partout, dans ses ruelles, aux terrasses des cafés… On le ressent, nous ne sommes pas trop les bienvenus. Je vous le répète, Une terre fertile, des paysages grandioses mais hostile.

Jour 6.    Agrigente, Scala dei Turchi

C’est parti pour une journée découvertes archéologiques et curiosité naturelle. À 1 heure de voiture, Agrigente ( Agrigento ) et la vallée des temples puis Scala dei Turchi…Quel adjectif vais je bien pouvoir donner au site archéologique d’Agrigente ? Sublime ? Impressionnant ? Fascinant ? les trois à la fois ! Après une petite querelle avec le guichetier à l’entrée du parc sur l’âge de nos filles ( réductions pour les moins de 26 ans !! ) nous accédons au site pour 3 heures captivantes. Les ruines des ces temples Grecs se dressent sur une colline face à la mer. Armée de mon guide détaillé, nous commençons par le temple de Junon ( dédiée à la déesse Héra ) érigé au V siècle av JC, seul sur son promontoire, je suis impressionnée , 25 colonnes se dressent fièrement, on aperçoit encore l’autel sacrificiel, ça y est je suis partie, je m’émerveille… Nous continuons notre chemin le long du mur d’enceinte qui jadis s’étirait sur 12 km…

Et voici, là, droit devant le temple de la Concorde… Comment de pas s’émerveiller devant ces gigantesques constructions bâties en des temps si reculés, et on s’interroge, comment ont ils fait, avec quels moyens puisque la roue n’existait pas encore, pour transporter, lever ces pierres énormes ! L’ingéniosité des architectes Grecs, Egyptiens, Incas ou Mayas, les ouvriers excavateurs de roche et ceux chargés de tailler, et monter colonne par colonne ces édifices pour le culte d’un dieu. Je suis respectueuse et d’une parfaite humilité face à tant de labeur et de beauté… Mais je me disperse ! Voici donc le temple de la Concorde construit en 450-500 av JC, il est intact, en effet l’evêque Grégoire décida en l’an 597 d’en faire une basilique, ce qui a fait de sa conservation un monument unique dans le monde grec.

Voici qu’apparaissent les 8 colonnes du temple d’Hercule construit à la fin du VI siècle av J.C. Elles n’ont pas résisté aux assauts Carthaginois comme son illustre voisin le temple de la Concorde. Cependant les éboulis de pierre nous laisse imaginer la beauté de cet édifice. Marchons vers le temple de Jupiter…

Ce qui saute tout de suite aux yeux c’est une forme en pierre… Est ce une statue ? Un amas de roche ? En s’approchant on reconnait le corps colossal d’un des Atlantes qui jadis étaient sculptés sur la partie haute des colonnes du temple de Jupiter ( Zeus ) aujourd’hui complètement en ruine. Seul subsiste l’autel sacrificiel qui pouvaient tuer jusqu’à cent boeufs. Imaginez ce temple long de 113m et large de 56m ! Impressionnant… Il fut commencé en 472 av JC et ne fut jamais achevé, à cause de l’invasion des Carthaginois.

On continue vers le temple des Dioscures, probablement dédié à la déesse Déméter qui régnait sur le monde souterrain, en effet un puit sacrificiel est encore visible.

Nous adressons un dernier regard impressionné face à site magnifique… Il est temps d’aller manger ! J’avais noté une adresse, un restaurant avec vue panoramique sur la vallée des temples. « Il Re di Girgenti » Le bon choix ! Non seulement l’endroit est idéalement situé face à la vallée, on aperçoit parfaitement les temples, le cadre est design, l’accueil chaleureux et le plus important la cuisine est à la hauteur ! Les raviolis aux oursins ? Divin… Une excellente adresse, prenez votre temps, le service peut être un peu long, mais la vue et le bon vin vous le feront oublier…

Après cette pause déjeuner direction par la côte vers Scala Dei Turchi, la mer et l’érosion ont façonné les falaises d’une blancheur éclatante… Je vous disais curiosité naturelle, effectivement ! Il faut traverser Realmonte puis par un sentier pas très bien indiqué, on débouche sur la mer, c’est difficile d’accès, il y a foule, et il vous faudra descendre une bonne centaine de marches pour accéder à la crique, envahie en cette saison estivale ! mais plonger depuis le bout de cette falaise dans une eau fraiche et translucide, ça mérite largement la foule, les marches, et la chaleur cuisante !

Nous rentrons à l’hôtel après cette très belle journée, entre culture et baignade… Le bon mix !

Jour 7.

En mode off à l’hôtel ! Et oui c’est quand même les vacances !! Repos, lecture, transat/maillot… Baignade en eau claire, instants de bonheur.

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Jour 8.    San Vito Lo Capo, Réserve du Zingaro

Départ matinal pour San Vito Lo Capo et la réserve naturelle du Zingaro. Il faut environ 2 heures et 126 km pour s’y rendre. Lorsque l’on quitte l’autoroute en direction de San Vito Lo Capo, les 20 derniers kilomètres sont tout bonnement sublimes. On grimpe le long de corniches surplombant la mer, puis c’est un paysage quasi lunaire et désertique, c’est à couper le souffle. Alors surgi la réserve du Zingaro, dominée par le mont Cofano, la mer et ses dégradés de bleus nous éblouissent… Nous poursuivons notre route jusqu’à San Vito lo Capo, station balnéaire bondée, l’immense plage est envahie de parasols et transats, nous allons déjeuner les pieds dans le sable, au Sea Garden Beach Bar, paninis, salades, frites, petits prix ! Rien de bien transcendant. Puis nous décidons, sans regret, de retourner dans la réserve et tenter de débusquer une crique pour se baigner dans ces eaux translucides, après-midi de rêve…

Jour 9.    Selinonte

Il est 9 heures du matin, c’est reparti ! Nous prenons la route vers Selinonte ( Selinunte ) site archéologique situé à une trentaine de kilomètres de Sciacca. On ne pensait pas être aussi enthousiasmé de notre matinée après les merveilles que nous avions vu à Agrigente. Sicile terre de merveilles !

Nous nous sommes fait plaisir, nous avons utilisé le petit train électrique qui vous dépose au pied de chaque temple, 6 euros par personne pour le tour / Acropole et colline orientale et 12 euros par personne pour le grand tour avec les temples / le sanctuaire, la chapelle byzantine et le temple de Héra… C’est choisi, ce sera le grand tour !

On le voit tout de suite, il est là, majestueux, colossal, dominant de sa masse tout le site. C’est le temple dédié à Héra la femme de Zeus ( Jupiter ) bâti en 480 av JC. Détruit sciemment par les Carthaginois au 3 sème siècle de notre ère, il a été relevé dans les années 1950, on peut y accéder et déambuler au coeur de ce chef d’oeuvre antique… Grand moment. Le reste de la colline orientale avec les temples de Dyonisos et celui de Zeus ne sont plus qu’un amas de colonnes et de chapiteaux.

On remonte dans notre petit train, la chaleur est cuisante, on apprécie la ballade, au détour du sentier une superbe plage… Jusqu’au sanctuaire de Malaphoros. Bon, j’avoue, le prix ne vaut pas le détour, il ne reste rien pratiquement rien à voir… Un peu déçu, quelques photos des restes de la chapelle byzantine, un arc ! une photo du sanctuaire avec son mégaron ( pièce principale rectangulaire avec un foyer central ) et c’est reparti vers l’Acropole.

Petit rappel historique… À son apogée Selinonte comptait environ 80000 habitants, c’était une cité prospère et riche, elle avait sa propre monnaie. En 409 après JC, les Carthaginois envahirent la cité, à l’appel de Ségeste, ville se sentant menacée par Selinonte, et sur de vagues divergences de frontières. Ils assiégèrent Selinonte durant neuf jours, et finirent par la détruire, entièrement, et méticuleusement pour ne pas la laisser aux mains des Romains. Voici donc les ruines de l’Acropole…

Nous quittons Selinunte, en se disant que même aujourd’hui dans le monde des êtres maléfiques préfèrent encore détruire des villes parce qu’elles sont chargées de mémoire, de réussite et d’avancée culturelle… En fait, rien n’a vraiment changé en deux siècles d’histoire.

Jour 10.    Syracuse, Catane, Taormina

Pour notre dernière journée de visites nous partons à 6 heures du matin, une journée marathon… De Sciacca vers Syracuse et son site archéologique, 279 km, On remonte vers Catane 66 km et on termine par Taormina 54 km ! Petites anecdotes : Arrêt dans une station service, qui sert de l’alcool !! sur autoroute ça nous parait, à nous Français, un poil décalé. Petits cafés et plein d’essence plus tard, J’ai assisté bien contre mon gré, à l’irruption du capo du coin venant prélever son « dû » ! Situation complètement surréaliste pour moi, mais habituelle pour la patronne du bar. Elle m’a fait clairement comprendre qu’il ne fallait pas que je réagisse, et d’un haussement d’épaules désabusé à continuer à vaquer à ses occupations… Scotchée !!

La route est longue, beaucoup de travaux et de déviations en tous genres, nous atteignons Syracuse à 9h45 ! Mes filles et moi, on se dirige vers la billetterie pour les tickets d’entrées, mon mari part garer la voiture. C’est là qu’on a commencé à ressentir le « louche » sur le fonctionnement des parkings. Des personnes sont chargés de récolter l’argent en échange d’un ticket 1 euro/heure ???? Même si vous n’avez pas de monnaie on vous en délivre un… Bizarre, mais à quoi servent les parcmètres ?!. Une nouvelle fois, je dois me montrer ferme sur l’âge de mes filles : NON, elles n’ont pas plus de 26 ans. Cette fois ci, elles avaient leurs pièces d’identité… L’accueil en Sicile, et ce n’est que notre point de vue, est partout assez mitigé, que ce soit dans les restaurants, les cafés, les boutiques, nous avons connu beaucoup plus avenant !

Il faut environ 2 heures pour parcourir tout le parc Neapolis, on commence par les Latomies, des carrières souterraines d’où étaient extraits les blocs de calcaire. Le chemin pour y accéder est ombragé et cerné d’orangers et de lauriers, la Latomia del Paradiso est une immense grotte artificielle, elle est haute de 23 m et profonde de 65m, on l’a surnomme « l’Oreille de Denys » car son entrée rappelle un pavillon d’oreille… On pense aux malheureux 7000 prisonniers qui périrent dans ces grottes après la victoire de Syracuse sur Athènes…

Nous grimpons sous un soleil écrasant vers l’amphithéâtre Grec construit d’un seul tenant dans la roche au V av JC. Il est parfait comme tracé au compas. Il pouvait accueillir jusqu’à 18000 personnes.  Sur sa partie supérieure une esplanade débouche sur des tombes Byzantines et des sépultures grecques creusées à même la roche, une source débouche d’un aqueduc édifié depuis la vallée et des sculptures de cartouches dédiés aux défunts sont figés dans le calcaire… Somptueux.

Nous redescendons en direction du théâtre Romain, il est en friche, ce que nous trouvons assez regrettable, il date du III ième et IV ième siècles. Les sanglants jeux de cirque y avaient cours, on voit encore très bien le couloir qui était réservé aux fauves. Juste à coté du théâtre se trouve L’Ara di Lerone, un autel gigantesque qui était dédié à Zeus…

Nous continuons fidèles à notre carnet de route… C’est fini pour Syracuse, nous avons privilégié le site archéologique et malgré son attrait et le superbe panorama nous regrettons d’avoir préféré Catane au détriment de l’île d’Ortygie la partie la plus ancienne de Syracuse… Erreur de choix !

Arrivés 13 heures à Catane, deuxième ville de Sicile, Depuis peu libérée de son couvre-feu par l’armée. Il faut savoir que la violence, les rackets, les vols, les meurtres et autres règlements de compte ont terrorisé la population durant une dizaine d’années. En cause : Cosa Nostra qui chassée de Palerme, déplaça ses activités à Catane. Vous trouverez à chaque coin de rue des patrouilles de militaires armés jusqu’aux dents, drôle d’ambiance.

Nous trouvons à nous stationner sur une petite place… Là encore un individu vous « gare » et contre argent ( on utilise toujours pas le parcmètre ! ) vous promet de « surveiller » votre voiture ! Nous déjeunons au « Feelin good », nous optons pour de succulents hamburgers accompagnés de chips de pomme de terre à tomber terre ! Excellente adresse, pas trop chère, rapide et plats super bons !

Après ce copieux repas, nous parcourons la ville, à la recherche de la villa Bellini, demeure du très célèbre compositeur. Les jardins sont sublimes. Le point très intéressant c’est la vue sur l’Etna, le géant crachant son panache fumée, jolie promenade.

Nous quittons Catane et après trois quart d’heure de route nous arrivons à Taormina. Je vous conseille de vous garer dans l’un des deux parkings, le Lumbi ou le Catania en contrebas de la cité. Des ascenseurs vous déposent à l’entrée piétonne de la ville.

Taormina…Voici l’un des plus beaux souvenirs que nous garderons de notre séjour… Maupassant disait d’elle  » qu’elle séduisait tout à la fois les yeux, l’esprit et l’imagination ». La ville semble accrochée à la montagne, comme suspendue, elle regarde la mer et garde un oeil sur l’Etna qui relâche ses nuages de fumée… Prenez votre temps, perdez vous dans ses ruelles étroites, et au détour d’une piazza la vue va vous couper le souffle ! Arrêtez vous dans une gelatta et dégustez une glace ou dans une pasticceria dévorez un cannoli, bullez à la terrasse d’un café… Cet endroit est magnifique.

Nous rentrons vers Sciacca, 3 heures de route plus tard, nous nous endormons des images sublimes pleins les yeux…

Jours 11. 12. 13. 14.

Pour nos quatre derniers jours on se concentre sur des occupations beaucoup plus balnéaires, on profite de ces merveilleux moments en famille, et parfois au détour d’une conversation ou autour d’un verre, on se prend à discuter de ce que nous avons vu et ressenti. La Sicile est une terre si fertile que sans elle sa mère, l’Italie, serait sans grenier. Elle est d’une richesse culturelle exceptionnelle, ses rivages sont sublimes, et son peuple qui a tant subi et s’est toujours relevé, a acquis au fil des siècles la fierté de leur île chevillée au corps. Alors même si parfois j’aurais aimé voir plus de sourires et ne pas ressentir cette pointe d’hostilité, je pense en toute humilité, les comprendre un peu mieux aujourd’hui.

 

En Aparté :

On se demande souvent quoi ramener pour nous souvenir de nos voyages. Il faut avouer que l’artisanat Sicilien, en particulier les céramiques, ne sont pas du goût le plus fin, ceci n’engage évidemment que moi… Il y’a bien l’huile d’olive produite en immense quantité sur l’île, mais si vous voulez quelque chose qui sorte un peu de l’ordinaire, je vous conseille le corail rouge ! Vous le trouverez en matière naturelle ou synthétique ( plus écolo ) et sous des formes bien différentes, des colliers, des bracelets, des pendentifs mais aussi des petits objets sculptés… Vous ferez « mouche » parce qu’en plus son histoire est peu commune ! Et fait il y’a deux « légendes », Celle de Persée qui tranche la tête de Médusa, la posa sur un coussin d’algue qui fut alors inondé de sang. Celui-ci se pétrifia et créa ainsi le corail rouge qui se répandit dans les océans… Mais je préfère celle très romantique du pêcheur qui amoureux de sa belle l’emmena dans son bateau, et lui offrit une bague pour sceller leur amour éternel. Mais voici que la bague échappa des mains de la belle et tomba dans l’eau ! N’écoutant que son courage, le pêcheur plongea à la recherche de l’anneau et tomba sur un gigantesque filon de corail rouge qui fit sa richesse et celle de sa promise… L’histoire ne dit pas si le pêcheur retrouva la bague !

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Mon joli bracelet…

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  5 comments for “Sicile…

  1. 23 juin 2018 à 22:18

    Hello, jolies photos !! J’ai vu une partie des choses que tu as vues, mais je suis resté moins longtemps (une semaine). C’est vrai qu’il faut du temps pour tout voir de la Sicile ! A bientôt.

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    • 27 juin 2018 à 18:14

      En effet, il y a tant à voir et à découvrir ! Nous n’avons pas visité autant que nous l’aurions souhaité, nous avons fait des choix, c’est principalement la plage qui nous a retenu 😁. En tout cas merci infiniment pour ce commentaire. Je te souhaite une douce soirée ✨

      J'aime

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